Par Agnès Maillard le vendredi 6 février 2009, http://blog.monolecte.fr/post/2009/02/06/Notification-de-licenciement-pour-causes-reelles-et-serieuses
M.
Nicolas, Paul, Stéphane SARKÖZY de NAGY-BOCSA,
Au cours de la mobilisation préalable du 29 janvier 2009, vous
avez été informé que le peuple français envisageait une mesure de
licenciement à votre égard.
Votre réponse télévisuelle du 5 février 2009 ne nous ayant
apporté aucun élément nouveau et satisfaisant quant à votre action au sein
de la République française, nous avons la joie indiscutable de vous notifier
votre licenciement pour les raisons suivantes :
Insuffisance professionnelle :
vous avez été élu comme Président du pouvoir d'achat et face à la crise
majeure que traverse notre pays, vous persistez à ne pas tenir cet objectif
fondamental.
Manque de compétence :
votre incompétence économique lancinante vous amène à répondre à une
crise de la demande et des inégalités par une politique de relance
insuffisante pour ne pas dire profondément affligeante axée sur l'offre. Plus
grave encore, vous vous entêtez dans une vision économique qui est en train
de faire la preuve de sa totale inefficacité à permettre un développement
harmonieux des sociétés humaines et annoncez la poursuite des réformes qui
nous ont pourtant conduits à l'impasse dans laquelle nous sommes actuellement.
Absences répétées ou prolongées :
votre goût prononcé pour les voyages répétés et dispendieux s'étend bien
au-delà des stricts besoins de votre charge.
Comportement :
Votre manque de tenue récurrent lors des rencontres avec vos homologues
étrangers nuit gravement à l'image de notre pays au niveau international.
Votre manie de vous mêler des affaires intérieures de pays tiers tout en
cherchant à tirer la couverture médiatique à vous-mêmes focalise les
mécontentements autour de notre pays.
Manque de loyauté :
votre mandat vous donne obligation de gouverner la République dans
l'intérêt général, à savoir pour le bénéfice de l'ensemble du peuple.
Les mesures appliquées jusqu'ici démontrent que votre loyauté ne va pas au
peuple qui vous a élu et qu'elles manquent pour le moins d'équité.
Critiques de la société :
vous tenez régulièrement et en public, des propos désobligeants sur le
peuple dont vous avez la charge.
Faute professionnelle :
vous avez outrepassé vos fonctions en vidant de toute substance le poste de
Premier ministre, seul chef de l'exécutif qui détermine et conduit la
politique de la nation. Vous avez également failli en tant que gardien des
Institutions en les réformant jusqu'à compromettre leur rôle de gardiennes
de la démocratie.
Insuffisance de résultats :
Contrairement à ce que vous annonciez dans votre campagne d'embauche, les
résultats actuels ne sont pas à la hauteur de votre programme. Vous n'avez
pas réduit durablement le chômage endémique qui nuit gravement à notre
pays, vous n'avez pas amélioré les conditions de vie de nos compatriotes
laborieux, le pouvoir d'achat des Français se réduit comme peau de chagrin,
vous n'avez pas amélioré l'accès au logement de millions d'entre nous.
Perte de confiance :
La dissonance cognitive profonde entre vos paroles et vos actes nous conduit
à penser que vous souffrez d'une forme étonnante de mythomanie. Cette
capacité à faire le contraire de ce que vous promettez a abouti à notre
totale perte de confiance dans votre aptitude à exercer correctement votre
mandat de Président de la République française.
Comme indiqué lors de notre entretien, votre état de
santé ne vous permet pas de travailler pendant une durée couvrant celle du
préavis qui, en conséquence, ne donnera pas lieu à une indemnité
compensatrice de préavis
Vous disposez à ce jour d'un crédit de 20 heures de formation au titre du
droit individuel à la formation. Vous pouvez demander, avant la fin de votre
préavis que nous vous dispensons d'effectuer, à bénéficier à ce titre
d'une action de bilan de compétences, de validation des acquis de
l'expérience ou de formation.
Au terme de votre contrat, la DRH vous remettra votre solde de tout compte
ainsi que votre certificat de travail et l'attestation ASSEDIC.
Veuillez agréer, M. Nicolas, Paul, Stéphane SARKÖZY de NAGY-BOCSA, nos
salutations distinguées.
Le peuple souverain.