Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

LE BLOG DU MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN DU TARN

Publicité

L’ange et la bête par Bruno Testa

 

Alors que les socialistes s’apprêtent à partir en vacances ou en convalescence (pour eux, c’est un peu la même chose), les questions sur l’avenir du PS pullulent dans la presse. Le PS va-t-il disparaître ? Ou encore : le PS est-il mort ? Or, pour être bien malade, le PS n’en est pour autant mort.

 

La nature ayant horreur du vide, il faudrait pour cela qu’un autre parti de gauche puisse prendre la place. Or le PC est moribond. L’extrême-gauche peine à faire autre chose que de la protestation. Quant aux Verts, ce n’est pas parce qu’ils ont su fleurir au printemps grâce à « Dany le rouge » qu’ils persisteront en hiver. C’est en gros la thèse que développe l’essayiste Marcel Gauchet dans le Point de cette semaine. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas tort.

Qu’on le veuille ou non, le PS est encore là pour un bout de temps. Ne serait-ce que parce que ce parti compte de nombreux élus, et que le réalisme de la soupe prendra bientôt le pas sur une pseudo-bataille d’idées qui ressemble à marmite percée. L’autre idée que défend Marcel Gauchet, c’est que les socialistes n’ont pas su profiter du désordre qu’entraîne la mondialisation. Alors que cette mondialisation confirme certaines prophéties de la gauche, c’est la droite qui tire paradoxalement les marrons du feu.

Explication : « Face aux désordres dont elle (la mondialisation) s’accompagne face aux flux migratoires qu’elle engendre, la droite incarne le réalisme et la fermeté tandis que la gauche s’est laissée enfermer dans le seul registre de la générosité et de l’angélisme ». Et encore : « Cet aveuglement devant le politique explique son incapacité à faire sérieusement place aux thèmes de la nation et, ce qui est un comble, aux fonctions protectrices de l’État dès qu’il ne s’agit pas de Sécurité sociale ».

Jean-Pierre Chevènement était l’un des rares à gauche à avoir compris cette thématique. Dommage que Lionel Jospin ne l’ait pas suivi en 2002. Depuis, le PS continue à faire l’ange et donc la bête.

Bruno Testa
for clicanoo.com

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article