LE BLOG DU MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN DU TARN
« Lors des municipales, les gens vont voter pour choisir la couleur des bordures de trottoirs. Et pour le Traité européen, qui conditionne 80 % des textes législatifs nationaux, on ne les consulte pas ! » s'indigne Bernard Cottaz-Cordier, président tarnais de Pour la République sociale.
Il fait partie de ceux qui, du PCF à Attac en passant par une partie du PS, exigent que l'adoption de la nouvelle mouture du traité fasse à nouveau l'objet d'un référendum. Ils se rassembleront à 14 h 30 devant la préfecture à Albi, deux jours avant la réunion du Congrès lundi à Versailles. Les parlementaires doivent se prononcer sur la révision constitutionnelle nécessaire pour la ratification par voie législative.
Parmi les manifestants cet après-midi, l'ancien ministre et député Paul Quilès interviendra au nom de Gauche avenir.
Les membres du Comité national pour le référendum, dont la pétition a recueilli plus de 1 000 signatures dans le Tarn, en appellent à « la responsabilités » des députés et sénateurs socialistes. Il suffit en effet d'une minorité des deux-cinquièmes à Versailles pour que soit rejetée la modification constitutionnelle. « C'est une occasion unique d'infliger un camouflet à Sarkozy », appelle André Baup du Mouvement républicain et citoyen (MRC).
Un appel entendu par les deux députés PS du Tarn, qui iront lundi à Versailles pour voter non. « C'est à nouveau le suffrage universel qui doit trancher. Il s'agit d'une exigence démocratique majeure », martèle Jacques Valax.
« Le peuple français a voté non en mai 2005. Il convient de le consulter à nouveau », considère également Thierry Carcenac. Le président du conseil général, déjà opposé au précédent traité, avance « les mêmes raisons. On ne peut pas dire que je ne suis pas européen. Mais on va trop vers une Europe des marchés et de l'argent. »
Publié le 02 février 2008 à 09h07 | Auteur : Alain-Marc Delbouys